novembre, 2010

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Réponse à Monsieur Boniface TAGUEDI

Mardi, novembre 16th, 2010

Nous avons enregistré dans la catégorie « COIN DES CURIEUX », vu sa pertinence, votre commentaire sur l’article qui évoquait la place de Nicolas SARKOZY dans le jeu subtil de la Françafrique. Votre question est ainsi posée :

« Mr Baniafouna Bonjour, au regard de vos articles toujours aussi pertinents sur une Afrique que vous voulez autre que celle néocoloniale que les pouvoirs africains et leurs « maîtres » nous ont jusqu’ici fait miroiter, je me permets et ceci me ronge depuis quelque temps déjà de vous poser une question: Comment trouvez-vous ce qu’il est convenu aujoud’hui de qualifer de sarkozisme? L’homme aux sempiternelles réformes qui visent uniquement la société francaise issue de l’immigration, l’homme qui sait tout sur l’Afrique et rien à la fois. Celui-là même qui cherchent aujourd’hui de renier cette classe sociale qui l’a permis d’accéder à lamagistrature suprême, L’immigré qui n’aime pas les immigrés, celui-là qui veut retirer la nationalité francaise aux personnes comme vous, si une occasion dite « propice » se présentait, celui-là qui demande des tests ADN pour un regroupement famillial, et enfin qui vient dans une France aveugle de faire chasser les ROMS. Que pensez vous de Nicolas sarkozy et de ces idées? »

Vous remerciant d’abord pour l’intérêt que vous accordez à notre site, nous vous répondons sur le volet diplomatique de ce que vous appelez « sarkozisme » vis-à-vis de l’Afrique.

Dans sa campagne présidentielle de 2006-2007, Nicolas SARKOZY avait réellement cru en ce qu’il disait quant à opérer la rupture avec les marionnettes-dirigents d’anciennes colonies françaises d’Afrique;

Puis vint la victoire et avec elle, les réalités du pouvoir. Il faut noter que SARKOZY-président est une « fabrication » pur jus des financiers comme BOLLORE et autres. Confronté aux caciques politiques tel que ses mentors CHIRAC, DEVILLEPIN… ceux-ci l’ont convaicu qu’ils ne voyaient pas comment diriger la France tout en crachant sur la main des dictateurs africains tant pour l’intérêt du financement des campagnes que pour la grandeur de la France devant les institutions internationales en passant par les intérêts économiques, stratégiques et autres.

Mal préparé à la nouvelle donne, il s’est vu hériter les foccarites de CHIRAC comme le franco libanais BOURGI.

Mais les discours du candidat SARKOZY n’étaient pas entendus que par son seul électorat; les oreilles des dictateurs  n’en étaient pas pour le moins bouchées. D’où l’impérieuse tâche de SARKOZY , dans le souci de rattraper la situation, à les convaincre que, finalement, lui aussi les aime sinon autant du moins plus que les ont aimés ses prédécesseurs. Et pour le leur prouver, il devait faire mieux : visites dans leurs résidences locales (Kin, Brazza, Libreville, Ndjamena, etc., etc.), aide au trucage des élections, délivrance des mains des rebellions locales, défilé de leurs armées sur les Champs-Elysées, effacement (total pour certains) de la dette de leurs Etats envers la France, etc.

Du coup, le « sarkozisme » en fin de mandat se révèle être un gâchis de plus  pour la politique africaine de la France ou, pour dire les choses plus clairement, un achèvement du travail de sape commencé par son mentor CHIRAC (installation au pouvoir de dictateurs  et coups d’Etat aux deux Congo, en RCA, au Togo, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Niger, etc.)  qui a consisté à remettre en cause la timide démocratie qui peinait à se construire dans ces pays entre fin 1989 et début des années 1990.

S’il y a quelque chose que l’Histoire retiendra de Nicolas SARKOZY concernant sa politique en Afrique, c’est d’avoir été exactement le même personnage controversé aussi bien en politique intérieure qu’en politique extérieure notamment de l’Afrique : faire le contraire de ce qu’il dit (Françafrique), faire ce qu’il n’a pas dit, dire ce qu’il ne fera jamais, etc. Incompétence ? Volonté de nuire ? Nature de l’homme spécialiste du bling-bling ? Libre à chacun de porter son jugement !

Les dessous de l’affaire dite de « Biens mal acquis »

Vendredi, novembre 12th, 2010

Les « Biens mal acquis », ce sont plus de 200 milliards de dollars (Michel Camdessus, l’ancien directeur général du FMI, évoquait même des chiffres dépassant 1.000 milliards de dollars) des avoirs détournés par plus de 30 dirigeants de pays en développement. Mais quand on parle « Biens mal acquis », on ne pense systématiquement qu’au patrimoine de trois parmi la dizaine de dirigeants des pays de l’Afrique centrale : Omar Bongo Ondimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Équatoriale. Lire la suite… Biens mal acquis